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Christophe Hallet, chef de l’En-Quête du goût, a obtenu un Bib gourmand du célèbre guide Michelin

GASTRONOMIE À quelques pas de l’église de Bousval se dresse un restaurant qui a ouvert ses portes il y a un peu plus de quatre ans. L’enseigne est discrète et nombre d’automobilistes circulent dans l’avenue des Combattants sans même y apporter attention. Pourtant, l’En-Quête du goût mérite que l’on s’y arrête.

Son chef, Christophe Hallet, manie les saveurs avec une dextérité qui lui a valu l’octroi d’un Bib gourmand 2011 par le très réputé guide Michelin . Dès l’amuse-bouche, les papilles frétillent de plaisir.

Le restaurateur, âgé de 32 ans, a été formé au sein de l’école hôtelière de la Providence, à Wavre, avant de faire ses armes au Trèfle à 4 , à Genval. Il a ensuite arrêté la cuisine pendant quatre ans, avant de revenir à ses premiers amours en ouvrant, en février 2007, l’En-Quête du goût . À ses côtés, son épouse et sa sœur.

Avec une maxime à laquelle il ne dérogerait pour rien au monde : la qualité plutôt que la quantité. “Je n’ai par exemple que cinq homards en vivier “, explique celui qui est parvenu – involontairement – à se faire passer pour le prince Laurent lors d’un voyage en Afrique. “Pas plus. Et ils n’y restent pas plus de cinq jours. Si j’en prenais 20 et que cinq passent 10 jours dans le vivier, leur chair serait atrophiée et serait moins bonne. Certains restaurateurs n’hésiteraient pas à les servir mais ce n’est pas ma philosophie. Il ne faut pas tromper le client pour se faire de l’argent. Vendre un homard qui a perdu de sa qualité, ce n’est pas honnête. Si le secteur de l’horeca souffre aujourd’hui, c’est parce que certains restaurateurs n’ont pas de scrupule.”

Le Bousvalien fait donc l’éloge de la fraîcheur. Plusieurs fois par semaine, il se rend ainsi dans les marchés entre minuit et 4 h du matin pour sélectionner les produits qu’il cuisinera dans les trois jours. “Je n’ai pas de congélateur, sauf pour conserver les glaces” , confie-t-il. “Je ne vois pas l’intérêt d’acheter cinq soles pour les nettoyer et les mettre ensuite au congélateur. À quoi servirait-il d’acheter des produits frais ?”

Le résultat, c’est une cuisine fine mais copieuse. “Une cuisine du soleil, méditerranéenne et du monde pleine de couleurs avec des poivrons, des aubergines, des courgettes… “, explique celui qui a passé dix ans de sa vie à Kinshasa. “On arrive d’ailleurs dans la saison que je préfère. L’hiver est pénible pour moi.”

Ses spécialités ? Les risottos, ris de veau et homards. Le tout pour des prix très abordables. Au total, le restaurant peut accueillir 34 couverts en salle et 24 en terrasse.

Source: dhnet.be